Les plus belles
activités en Corse du Sud en juillet et août pour vos vacances
La Corse du
Sud en plein été est une expérience sensorielle totale. C'est l'odeur du maquis
chauffé par un soleil qui ne faiblit jamais vraiment, la couleur de l'eau
autour des îles Lavezzi qui défie toute tentative de description, le bruit des
cigales dans les chênes-lièges qui borde les routes de Sartène, le goût des
tellines du golfe de Porto-Vecchio sautées à l'ail et au vin blanc. Juillet et
août transforment ce territoire sudiste en une scène vivante et intense où les
plaisirs se multiplient avec une générosité qui peut déconcerter le voyageur
arrivé sans programme. Des plages de sable blanc de Palombaggia aux falaises
calcaires de Bonifacio, des gorges de Bavella aux excursions en catamaran vers
les Lavezzi, la Corse du Sud en haute saison est un concentré de tout ce que la
Méditerranée peut produire de plus beau, de plus exaltant et de plus durable
dans la mémoire. Voici les activités qui définissent un été réussi dans ce
territoire d'exception.
Les plages mythiques, Palombaggia, Rondinara et Santa Giulia, la sainte trinité balnéaire
En juillet
et août, les plages de la Corse du Sud sont le cœur battant d'un territoire qui
se donne sans retenue à ceux qui savent l'approcher avec intelligence. Ces
plages ne sont pas interchangeables, elles ont des personnalités distinctes,
des atmosphères spécifiques et des qualités balnéaires qui répondent à des
envies différentes selon les heures de la journée et l'humeur du voyageur.
Palombaggia et Santa Giulia, les deux reines absolues des plages de la Corse du Sud en été
Parler de Palombaggia et de Santa Giulia dans le même souffle n'est pas une facilité de rédacteur, c'est reconnaître que ces deux plages forment un diptyque balnéaire dont la complémentarité est si parfaite qu'elles semblent avoir été conçues l'une pour l'autre, l'une comme réponse à ce que l'autre ne peut pas offrir. Visiter l'une sans l'autre pendant un séjour en Corse du Sud serait une lacune que les amoureux de ce littoral ne se pardonnent pas facilement.
Palombaggia frappe d'abord par sa dramaturgie visuelle. Les rochers de granite rouge orangé qui débordent sur le sable comme des sculptures monumentales, les pins maritimes dont les troncs torsadés projettent des ombres mouvantes sur un sable d'une blancheur légèrement rosée, l'eau qui progresse du transparent au turquoise puis au bleu cobalt en quelques mètres de fond, tout cela compose un tableau d'une intensité chromatique que les photographes du monde entier viennent tenter de capturer chaque été avec une obstination qui témoigne de l'impossibilité de l'entreprise. Palombaggia se refuse aux images fixes. Elle ne se donne pleinement qu'à ceux qui sont là, présents et disponibles, les pieds dans l'eau et les yeux ouverts sur un horizon qui n'en finit pas d'être beau.
En juillet et août, la fréquentation de Palombaggia est réelle et non négociable. Les parkings se remplissent dès neuf heures, les espaces sous les pins disparaissent rapidement, et la plage prend en milieu de journée une animation estivale qui n'est pas désagréable mais qui modifie l'expérience du lieu. La solution adoptée par les habitués est invariablement la même depuis des années, arriver à l'aube, s'installer sous les pins les plus généreux, vivre les deux premières heures de la journée dans une quiétude d'une qualité incomparable, puis s'accommoder sereinement de la compagnie croissante en sachant que l'on a déjà vécu le meilleur de la journée.
Santa Giulia, à quelques kilomètres au nord, répond à Palombaggia par une douceur qui contraste sans la contredire. Le lagon naturel qui constitue sa signature géographique est d'une couleur turquoise d'une saturation presque invraisemblable en plein mois de juillet, quand le soleil frappe verticalement sur un fond de sable blanc à moins d'un mètre et demi de profondeur. Cette eau chaude, lumineuse, calme comme un miroir aux heures sans vent, est une invitation à la baignade longue et contemplative que Palombaggia avec ses eaux plus profondes et ses courants intermittents ne peut pas toujours proposer. En août la plage de Santa Giulia attire les familles avec de jeunes enfants, les amateurs de sports nautiques doux et tous ceux qui cherchent dans la mer une complicité bienveillante plutôt qu'un défi physique. Les deux plages se partagent ainsi naturellement une clientèle estivale qui finit souvent par les aimer toutes les deux pour des raisons exactement opposées, l'une pour sa beauté minérale et son caractère affirmé, l'autre pour sa douceur lumineuse et son accueil sans conditions.
Rondinara, à
quinze kilomètres au nord de Bonifacio, est la plage la plus parfaite dans sa
géométrie naturelle. Sa configuration en coquillage presque fermé, ses eaux
d'un turquoise saturé peu profond sur une largeur généreuse et son sable d'une
finesse qui colle aux pieds comme de la soie mouillée en font un site d'une
beauté formelle qui résiste à l'analyse. En août, le mouillage des bateaux
autour de la baie ajoute une dimension de carte postale méditerranéenne que les
baigneurs depuis la plage observent avec une satisfaction partagée.
Les excursions maritimes, catamarans, semi-rigides et archipels préservés
La Corse du
Sud en juillet et août est aussi et surtout une affaire de mer. Les
prestataires nautiques de Porto Vecchio, Bonifacio et Propriano proposent une
gamme d'excursions maritimes d'une qualité qui fait de cette région l'une des
destinations nautiques les plus riches de toute la Méditerranée occidentale.
Les îles Lavezzi sont la destination maritime phare du grand Sud. Ces îlots de granite poli protégés par une réserve naturelle marine constituent un sanctuaire sous-marin d'une richesse biologique qui n'a plus d'équivalent sur les côtes non protégées de la Méditerranée française. La transparence de l'eau autour de l'archipel atteint des profondeurs troublantes, quinze à vingt mètres de visibilité par beau temps, et les herbiers de posidonie qui couvrent les fonds constituent un écosystème vivant dont la densité stupéfie les plongeurs en apnée. Les mérous bruns qui circulent entre les rochers avec une sérénité de propriétaires légitimes, les langoustes dont les antennes dépassent des anfractuosités, les bancs de sars argentés qui évoluent en formations serrées, ce monde sous-marin est une récompense absolue pour ceux qui ont traversé le détroit de Bonifacio en acceptant ses humeurs capricieuses.
Les
excursions en mer depuis Porto Vecchio vers les îles Cerbicale offrent
une alternative remarquable pour les voyageurs qui souhaitent combiner confort
à bord et richesse naturelle des sites visités. Ces cinq îlots protégés, dont
les fonds marins bénéficient d'une protection analogue à ceux des Lavezzi,
accueillent des balbuzards pêcheurs et des cormorans huppés dont la présence
témoigne de la qualité globale de l'écosystème côtier. Les semi-rigides, plus
rapides et plus agiles, permettent de couvrir davantage de sites dans une
journée, les opérateurs de Bonifacio proposent des circuits combinant les
Lavezzi, Rondinara et parfois la Maddalena sarde en une seule journée intense
dont on rentre épuisé et comblé.
Les gorges de Bavella et les randonnées de l'Alta Rocca, la montagne corse en été
La Corse du
Sud n'est pas seulement un territoire de littoral. Son arrière-pays montagnard,
l'Alta Rocca et ses aiguilles de Bavella qui déchirent le ciel à plus de mille
mètres d'altitude, constitue une dimension du territoire sudiste que trop de
vacanciers ignorent au profit d'une fréquentation exclusive des plages. En
juillet et août, ces hauteurs offrent une fraîcheur relative et des paysages
d'une dramaturgie géologique qui contrastent magnifiquement avec les palettes
pastels du littoral.
Les
aiguilles de Bavella sont l'une des formations rocheuses les plus
spectaculaires de la Corse. Ces pics de granite rose qui s'élancent vers le
ciel depuis une forêt de pins laricio centenaires constituent un paysage alpin
improbable à cette latitude méditerranéenne. Le col de Bavella, à mille deux
cent dix-huit mètres d'altitude, est accessible en voiture depuis Sartène ou
Porto-Vecchio par des routes de montagne sinueuses dont la beauté scénique est
en elle-même une expérience remarquable. Depuis le col, plusieurs sentiers de
randonnée permettent d'explorer les crêtes et les forêts environnantes dans des
conditions climatiques infiniment plus supportables qu'au bord de mer en plein
mois d'août.
Le sentier de l'Alta Rocca qui relie les villages perchés de Levie, Serra-di-Scopamène et Quenza traverse des paysages de landes et de forêts de châtaigniers dans un silence que les cigales interrompent avec leur obstination caractéristique. Ces villages conservent une architecture de granite et de schiste d'une beauté sobre et authentique, avec leurs fontaines fraîches, leurs fours à pain communaux et leurs ruelles dallées où le temps semble avoir accepté de ralentir à un rythme plus corse que continental. Le musée de l'Alta Rocca à Levie rassemble des collections archéologiques préhistoriques et mégalithiques d'une richesse qui témoigne de l'ancienneté de l'occupation humaine de ces reliefs.
Bonifacio et ses environs, histoire, falaises et plongée dans le grand Sud
En juillet
et août, Bonifacio vit à une intensité particulière qui n'appartient qu'aux
villes qui ont appris à accueillir la foule estivale sans y perdre leur âme. La
cité des falaises continue de fasciner les voyageurs du monde entier avec une
constance qui tient à la singularité absolue de son site, nulle autre ville
méditerranéenne ne se dresse sur des falaises calcaires aussi vertigineuses,
au-dessus d'une mer d'une couleur aussi absolue.
La visite de
la haute ville en matinée, avant que la chaleur de juillet ne transforme les
ruelles pavées en fournaises, est une expérience d'une densité historique et
visuelle remarquable. Les remparts génois, l'escalier du Roy d'Aragon taillé
dans la falaise, l'église Sainte-Marie-Majeure et ses archives médiévales, la
loggia depuis laquelle les marchands génois concluaient leurs affaires en
regardant la mer, autant de monuments qui racontent une histoire qui remonte au
IXe siècle avec une continuité architecturale dont la cohérence force le
respect.
Les
excursions en mer depuis Bonifacio vers les grottes marines et les falaises
calcaires sont indispensables pour comprendre la cité dans toute sa dimension
spectaculaire. La grotte de San Giovanni, accessible en annexe ou en kayak
depuis les petites embarcations qui la longent, est une cathédrale naturelle de
calcaire humide et scintillant dont l'acoustique et la beauté formelle
produisent un effet de stupeur que les plus endurcis des voyageurs admettent
volontiers. La plage de Sotta Rocca, accessible depuis les remparts par un
escalier vertigineux, permet de se baigner dans une eau d'un turquoise absolu
sous la muraille de falaises, une expérience balnéaire d'une singularité qui
n'a pas de comparaison en Corse du Sud.
La plongée
sous-marine dans les eaux du détroit de Bonifacio est une activité que la
qualité exceptionnelle des fonds de cette zone protégée rend incomparable. Les
tombants rocheux au large des Lavezzi, colonisés de gorgones et de corail
rouge, les épaves de navires qui reposent sur des fonds accessibles aux
plongeurs de niveau intermédiaire, les zones de posidonies d'une vitalité
remarquable, les clubs de plongée de Bonifacio proposent des sorties pour tous
les niveaux dans des conditions sous-marines que les plongeurs expérimentés
classent parmi les meilleures de la Méditerranée française.
Gastronomie et marchés du grand Sud, les saveurs de la Corse du Sud en été
La
gastronomie de la Corse du Sud en juillet et août est une affaire de fraîcheur
et de terroir, deux qualités que l'été exalte avec une générosité particulière.
Les marchés de Bonifacio, de Porto-Vecchio, de Sartène et de Propriano
concentrent en quelques étals une diversité de produits locaux dont la qualité
et l'authenticité contrastent délibérément avec la standardisation des grandes
surfaces qui ont malheureusement colonisé une partie du paysage commercial
insulaire.
Le marché de
Porto-Vecchio, tenu plusieurs matins par semaine place de la République dans la
haute ville, est une plongée immédiate dans la Corse comestible la plus
authentique. Les fromagers qui proposent leurs brocciu frais du matin, encore
tremblants dans leur faisselle, leurs tommes de brebis à différents stades
d'affinage dont les arômes progressent du lacté doux au piquant minéral selon
l'ancienneté ; les charcutiers qui découpent leurs lonzu et leurs coppa devant
vous avec une fierté de propriétaires d'un savoir-faire transmis par filiation,
ces hommes et ces femmes sont les gardiens d'une culture alimentaire que le
tourisme, paradoxalement, contribue à préserver en créant une demande
qualitative suffisamment forte pour maintenir des économies de proximité
viables.
Les
restaurants du grand Sud pratiquent en été une cuisine qui sait utiliser
l'abondance des produits locaux avec une inventivité qui n'oublie jamais ses
racines. La langouste de Méditerranée, pêchée dans les eaux du détroit ou du
golfe de Valinco par des pêcheurs qui la traitent avec le respect que mérite un
produit aussi précieux, est la pièce maîtresse de nombreuses tables bonifaciennes
et portovetchiaises. Préparée à la plancha avec un beurre aux herbes du maquis,
marinée au pastis local avant d'être grillée, ou simplement fendue en deux et
rôtie à l'huile d'olive et à l'ail, la langouste corse est une institution
gastronomique estivale que les voyageurs de retour au continent évoquent
longtemps avec une nostalgie alimentaire caractéristique.
Les vins de la Corse du Sud accompagnent ces nourritures généreuses avec une élégance qui a convaincu les amateurs les plus exigeants. Les rouges de Figari, puissants et épicés, s'accordent naturellement avec les viandes et les fromages affinés. Les blancs du domaine de Torraccia ou des productions de Sartène, frais et minéraux, traitent les produits de la mer avec une complicité naturelle qui tient à leur origine commune, le même soleil, le même vent, la même roche calcaire ou granitique qui donne aux raisins et aux poissons de ce territoire une saveur commune, profondément sudiste et profondément corse.
Sports nautiques et activités aquatiques, la Corse du Sud, terrain de jeu premium pour les amateurs de mer
La Corse du
Sud en été est paradis pour les amateurs de sports nautiques, et cet attrait ne
se réduit pas aux seules activités de loisir passif que sont la baignade et le
snorkeling. Le territoire sudiste offre des conditions de pratique pour une
gamme d'activités sportives aquatiques qui attirent chaque été une clientèle
d'initiés dont l'exigence technique est à la hauteur de la qualité des sites.
Le kitesurf et le windsurf trouvent dans les baies exposées au vent thermique de la Corse du Sud des conditions que les pratiquants classent parmi les meilleures de la Méditerranée française. La baie de Santa Giulia, avec son lagon abrité qui offre des conditions d'apprentissage idéales le matin et son accès à la mer ouverte pour les sessions plus engagées l'après-midi, accueille plusieurs centres d'initiation et de perfectionnement dont les moniteurs diplômés d'État adaptent leur pédagogie à tous les niveaux de pratique.
La voile
légère connaît autour de Porto-Vecchio et dans le golfe de Valinco un
développement soutenu, porté par des régatiers locaux dont l'expertise des
conditions météorologiques locales constitue un avantage compétitif réel. Les
loueurs de catamarans légers et de dériveurs permettent aux vacanciers
expérimentés de naviguer en autonomie dans des eaux dont la beauté rend la
pratique de la voile doublement satisfaisante.
Le kayak de
mer est probablement l'activité nautique qui permet de découvrir le littoral de
la Corse du Sud avec la plus grande intimité. Longer en kayak les calanques
calcaires entre Bonifacio et Roccapina, pénétrer en pagayant dans des grottes
marines peu profondes, s'arrêter sur des plages minuscules inaccessibles
autrement, cette expérience de navigation douce et silencieuse révèle une Corse
du Sud que le tourisme motorisé ne peut jamais atteindre. Des opérateurs
spécialisés proposent des sorties guidées à la journée ou des circuits de
plusieurs jours avec bivouac sur les plages les plus reculées, une formule qui
transforme les vacances balnéaires en aventure côtière d'une authenticité
précieuse.
La Corse du Sud en été, une intensité qui ne ressemble à rien d'autre
Rentrer de Corse du Sud après un juillet ou un août passé à en explorer les ressources,
c'est rentrer avec ce sentiment particulier d'avoir vécu plusieurs voyages en
un seul. Le territoire sudiste est assez vaste et assez divers pour ne jamais
lasser, assez préservé pour maintenir cette qualité d'émerveillement que les
destinations surexploitées ont progressivement perdue, assez humain dans ses
villes et ses marchés pour que le voyageur ne se sente jamais réduit à la
condition de simple consommateur de paysages.
Les plages de Palombaggia et de Rondinara, les fonds des Lavezzi, les falaises de Bonifacio, les aiguilles de Bavella, les tables du grand Sud et leurs langoustes de Méditerranée, tout cela compose un été corse d'une densité qui laisse des traces durables. La Corse du Sud ne se contente pas d'être belle. Elle est généreuse, intense, parfois rude dans ses reliefs et ses vents, et cette rudesse même fait partie de son charme irréductible. C'est une île qui ne cherche pas à plaire à tout le monde, et qui récompense avec une magnanimité absolue ceux à qui elle décide de se donner.






























